Un élève de 14 ans a ouvert le feu au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne le lundi 12 octobre 2026. Le principal et une enseignante ont été blessés. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour tentatives d’assassinat. Au lendemain de l’attaque, les investigations doivent encore établir le mobile et les conditions dans lesquelles l’adolescent a obtenu l’arme.
Les précisions du parquet
Dans son compte rendu du 12 octobre à 15 h 14, Reuters, publié par Boursorama, rapporte le communiqué du parquet : le collégien aurait introduit un fusil de chasse dans un étui à guitare. Peu après 9 heures, des tirs au premier étage ont blessé les deux adultes, transportés à l’hôpital sans pronostic vital engagé.
Le récit judiciaire fait ensuite état de tirs au deuxième étage, dont l’un a atteint le tableau d’une classe occupée. Aucun élève n’a été blessé dans cette salle. Un membre du personnel a maîtrisé et désarmé l’adolescent dans les escaliers, avant son interpellation et son placement en garde à vue.
Ces précisions sont plus détaillées que les premières alertes de la matinée. Pour le déroulé, l’article retient les éléments attribués au parquet plutôt que les horaires approximatifs diffusés au début de l’événement.
Les parents placés en garde à vue, selon TF1-LCI
Le suivi de TF1 Info, actualisé le 13 octobre à 6 h 56, rapporte que les deux parents ont également été placés en garde à vue, en citant une source proche du dossier. Le média signale une perquisition au domicile. Ces informations sont attribuées à TF1-LCI ; elles ne doivent pas être transformées en une déclaration officielle du parquet.
Une garde à vue est une mesure d’enquête. Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure à la culpabilité d’une personne ou de préciser sa responsabilité dans les tirs.
Le mobile reste à établir
Dans ses déclarations rapportées par Reuters, la procureure adjointe Audrey Jouaneton indiquait lundi que les motivations n’étaient pas établies. La piste du harcèlement figurait parmi les hypothèses évoquées, sans confirmation. Présenter cette piste comme la cause certaine de l’attaque irait au-delà des éléments disponibles.
La préfecture a également indiqué que le collège n’était pas concerné par les blocages lycéens. Le rapprochement entre les tirs et la mobilisation scolaire ne repose donc pas sur les déclarations des autorités consultées.
Une communauté scolaire sous le choc
La ville d’Aubagne a exprimé sa solidarité et salué la réaction des équipes, qui ont mis les élèves en sécurité. Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé le déplacement de trois ministres auprès de l’équipe éducative et des forces mobilisées.
Les prochaines informations déterminantes concernent l’accès au fusil, les intentions de l’adolescent et les suites judiciaires. Dans l’attente, le bilan humain confirmé et l’intervention du personnel constituent les faits centraux. Les interprétations générales sur les motivations doivent rester distinctes de ce que l’enquête établira.
Point établi le 13 octobre 2026 au matin. Illustration de couverture générée par IA : salle de classe fictive, sans reconstitution de l’attaque.
Sources
Reuters/Boursorama — précisions du parquet, 12 octobre ; TF1 Info — suivi actualisé le 13 octobre ; Ville d’Aubagne — communiqué du 12 octobre ; Éducation nationale — déplacement ministériel.

