Glossaire



La zététique est l’étude du raisonnement et de la pensée critique, visant à évaluer la validité des affirmations et des arguments en se basant sur des preuves et des méthodes scientifiques. Pour ceux qui souhaitent développer leur esprit critique et mieux comprendre les erreurs de raisonnement ou les biais cognitifs, il est essentiel de se familiariser avec les termes et les concepts clés utilisés en zététique.

Ce glossaire présente un ensemble de termes et de concepts importants en zététique, notamment les principes épistémologiques, les méthodes de recherche, les biais cognitifs et les raisonnements fallacieux. Chaque entrée fournit une définition concise et une explication de son rôle dans la pensée critique et l’évaluation des affirmations. Que vous soyez un novice en zététique ou un praticien chevronné, ce glossaire vous aidera à approfondir votre compréhension des concepts clés et à renforcer vos compétences en matière de pensée critique.

En explorant ce glossaire, vous découvrirez des outils précieux pour analyser et évaluer les arguments et les idées présentées dans divers domaines, tout en développant une pensée critique et en évitant les erreurs de raisonnement ou les biais cognitifs courants. Nous espérons que ce glossaire servira de ressource utile pour quiconque souhaite s’engager dans la pratique rigoureuse et éclairée de la zététique quel soit de la branche Serbe ou autre.


Ad Hominem : L’attaque ad hominem est une technique de réfutation fallacieuse qui consiste à critiquer l’interlocuteur plutôt que de répondre à ses arguments.


Ancrage : L’ancrage est un biais cognitif qui consiste à se fier trop fortement à la première information rencontrée (l’ancre) lors de la prise de décisions ou de l’évaluation de situations.


Appel à la nature : L’appel à la nature est un argument fallacieux qui consiste à supposer que ce qui est naturel est nécessairement bon, sain ou moral, et que ce qui est artificiel est nécessairement mauvais, malsain ou immoral.


Appel à la tradition : L’appel à la tradition est un argument fallacieux qui consiste à supposer que quelque chose est vrai, bon ou moral simplement parce qu’il s’agit d’une pratique ou d’une croyance ancienne.


Appel à l’autorité : L’appel à l’autorité est une forme de raisonnement fallacieux qui consiste à soutenir qu’une affirmation est vraie parce qu’une personne considérée comme une autorité la soutient.


Appel à l’ignorance (argumentum ad ignorantiam) : L’appel à l’ignorance est un raisonnement fallacieux qui consiste à affirmer qu’une proposition est vraie parce qu’elle n’a pas été prouvée fausse, ou qu’elle est fausse parce qu’elle n’a pas été prouvée vraie.


Argumentum ad populum : L’argumentum ad populum est une technique de persuasion fallacieuse qui consiste à soutenir qu’une affirmation est vraie simplement parce qu’elle est largement acceptée par la population.


Biais d’attribution : Le biais d’attribution est un biais cognitif qui consiste à attribuer les actions ou les résultats des autres à des facteurs internes (tels que la personnalité, les motivations ou les compétences) plutôt qu’à des facteurs externes (tels que les circonstances, les contraintes ou le hasard).


Biais d’autocomplaisance : Le biais d’autocomplaisance est un biais cognitif qui consiste à attribuer nos succès à nos propres compétences et nos échecs à des facteurs externes. Cela peut conduire à une surestimation de nos compétences et de notre contrôle sur les événements.


Biais de cadrage : Le biais de cadrage est un biais cognitif qui se produit lorsque la manière dont une question ou une situation est présentée influence notre perception et notre jugement, même si les informations factuelles restent les mêmes.


Biais de cohorte : Le biais de cohorte est un biais statistique qui se produit lorsque les résultats d’une étude sont influencés par les caractéristiques spécifiques d’un groupe d’individus (cohorte), plutôt que par les facteurs étudiés.


Biais de complaisance : Le biais de complaisance est un biais cognitif qui consiste à s’attendre à ce que les choses se passent bien ou à minimiser les risques potentiels, en supposant que nos préparations, nos compétences ou nos expériences passées sont suffisantes pour faire face aux défis futurs.


Biais de confirmation : Le biais de confirmation est la tendance à privilégier, interpréter et se souvenir des informations qui confirment nos croyances ou hypothèses préexistantes, plutôt que celles qui les contredisent.


Biais de croyance : Le biais de croyance est un biais cognitif qui consiste à évaluer ou à interpréter les preuves en fonction de nos croyances préexistantes, en accordant plus de poids aux preuves qui les confirment et en minimisant ou en ignorant celles qui les contredisent.


Biais de disponibilité : Le biais de disponibilité est un biais cognitif qui consiste à juger de la probabilité ou de la fréquence d’un événement en fonction de la facilité avec laquelle des exemples ou des informations à ce sujet viennent à l’esprit. Cela peut conduire à une perception faussée de la réalité.


Biais de l’acteur-observateur : Le biais de l’acteur-observateur est un biais cognitif qui consiste à attribuer nos propres actions à des facteurs externes, tout en attribuant les actions des autres à des facteurs internes.


Biais de négativité : Le biais de négativité est un biais cognitif qui consiste à accorder plus d’attention, de poids ou de crédibilité aux informations négatives qu’aux informations positives.


Biais de projection : Le biais de projection est un biais cognitif qui consiste à attribuer nos propres attitudes, croyances ou émotions aux autres, en supposant qu’ils partagent nos expériences et points de vue.


Biais de représentativité : Le biais de représentativité est un biais cognitif qui consiste à juger de la probabilité ou de la pertinence d’un événement en fonction de sa ressemblance avec d’autres événements ou catégories, sans tenir compte des facteurs spécifiques ou des données statistiques.


Biais de sélection : Le biais de sélection est un biais statistique qui se produit lorsque les individus ou les éléments étudiés ne sont pas représentatifs de la population ou de l’échantillon d’intérêt, ce qui peut conduire à des conclusions faussées.


Biais du surviviant : Le biais du survivant est un biais cognitif qui consiste à accorder une plus grande importance aux événements ou aux éléments qui ont survécu ou réussi, tout en ignorant ceux qui ont échoué ou disparu. Cela peut conduire à une perception faussée de la réalité.*


Biais d’échantillonnage : Le biais d’échantillonnage est un biais statistique qui se produit lorsque les individus ou les éléments étudiés ne sont pas sélectionnés de manière aléatoire ou représentative, ce qui peut conduire à des conclusions faussées.


Biais d’optimisme : Le biais d’optimisme est un biais cognitif qui consiste à surestimer la probabilité d’événements positifs et à sous-estimer la probabilité d’événements négatifs dans notre vie.



Charge de la preuve : La charge de la preuve est le devoir de fournir des preuves suffisantes pour étayer une affirmation ou une hypothèse. En général, celui qui fait une affirmation a la responsabilité d’en fournir les preuves.


Corrélation vs. causalité : La corrélation entre deux variables ne signifie pas nécessairement que l’une cause l’autre. Il est important de distinguer entre la corrélation (une relation statistique entre deux variables) et la causalité (une relation de cause à effet).


Coût irrécupérable (coût sunk) : Le coût irrécupérable est un concept économique qui décrit la tendance à poursuivre un engagement ou un investissement en raison du temps, de l’argent ou des ressources déjà investis, même si cela n’est pas rationnel.


Effet Barnum (effet Forer) : L’effet Barnum est un biais cognitif qui consiste à accepter des descriptions générales et vagues de notre personnalité comme étant spécifiques et précises, en les interprétant comme s’appliquant uniquement à nous-mêmes. Cet effet est souvent exploité dans les horoscopes, les lectures psychiques et d’autres pratiques ésotériques pour donner l’illusion d’une précision et d’une personnalisation.


Effet de décalage (hindsight bias) : L’effet de décalage est un biais cognitif qui consiste à croire, après coup, qu’un événement était prévisible ou inévitable, même s’il ne l’était pas avant qu’il ne se produise.


Effet de groupe (pensée de groupe) : L’effet de groupe est un phénomène psychologique selon lequel les membres d’un groupe ont tendance à se conformer à l’opinion majoritaire, même si cela va à l’encontre de leur propre jugement ou de leurs propres convictions. Cela peut conduire à des erreurs collectives et à une prise de décision irrationnelle.


Effet de halo : L’effet de halo est un biais cognitif qui consiste à généraliser une impression positive ou négative d’une personne ou d’un objet à d’autres aspects de cette personne ou de cet objet, en supposant que ces autres aspects sont également positifs ou négatifs.


Effet de l’ancre (anchoring) : L’effet de l’ancre est un biais cognitif qui consiste à se fier trop fortement à la première information rencontrée (l’ancre) lors de la prise de décisions ou de l’évaluation de situations.


Effet de l’observateur (ou réactivité) : L’effet de l’observateur est un biais de recherche qui se produit lorsque la présence ou les attentes de l’observateur influencent le comportement ou les résultats des participants à une étude.


Effet de nouveauté : L’effet de nouveauté est un biais cognitif qui consiste à accorder plus d’attention, de crédibilité ou de valeur aux idées, aux produits ou aux informations simplement parce qu’ils sont nouveaux ou inhabituels.


Effet de primauté : L’effet de primauté est un biais cognitif qui consiste à accorder plus de poids ou de crédibilité aux informations rencontrées en premier, par rapport à celles rencontrées ultérieurement.


Effet de répétition (effet d’illusion de vérité) : L’effet de répétition est un biais cognitif qui consiste à percevoir une affirmation comme étant plus vraie ou plus crédible simplement parce qu’elle a été répétée plusieurs fois.


Effet Dunning-Kruger : L’effet Dunning-Kruger est un biais cognitif qui consiste à surestimer ses propres compétences et connaissances dans un domaine particulier, en raison d’une mauvaise conscience de ses propres limites ou lacunes.


Effet placebo : L’effet placebo est l’amélioration subjective ou objective d’un symptôme ou d’une condition, en réponse à une intervention inerte ou à une croyance en l’efficacité d’une intervention, plutôt qu’à l’intervention elle-même.


Falsifiabilité : La falsifiabilité est un critère de la méthode scientifique selon lequel une théorie doit être réfutable par des observations ou des expériences pour être considérée comme scientifique.


Fausse analogie : La fausse analogie est un raisonnement fallacieux qui consiste à établir une comparaison inappropriée entre deux choses qui partagent certaines similitudes, mais qui sont en réalité différentes à des égards cruciaux.


Fausse autorité : La fausse autorité est un raisonnement fallacieux qui consiste à invoquer l’opinion d’une personne qui n’est pas une véritable autorité dans le domaine concerné ou dont l’expertise est hors de propos.


Fausse causalité (cum hoc ergo propter hoc) : La fausse causalité est un raisonnement fallacieux qui consiste à supposer qu’un événement en précède un autre, il en est donc la cause. Il s’agit d’une erreur courante dans l’établissement de relations de causalité entre deux événements qui se produisent simultanément ou successivement.


Fausse corrélation : La fausse corrélation est un raisonnement fallacieux qui consiste à supposer qu’une relation de cause à effet existe entre deux variables ou événements simplement parce qu’ils sont corrélés ou associés.


Fausse dichotomie : La fausse dichotomie est un raisonnement fallacieux qui consiste à présenter deux options ou possibilités comme étant les seules alternatives possibles, alors qu’il peut exister d’autres options ou nuances.


Fausse équivalence : La fausse équivalence est un raisonnement fallacieux qui consiste à traiter deux éléments, idées ou opinions comme s’ils étaient équivalents ou comparables, alors qu’ils présentent en réalité des différences significatives et pertinentes.


Faux consensus : Le faux consensus est un biais cognitif qui consiste à surestimer l’ampleur dans laquelle nos opinions, croyances et préférences sont partagées par les autres.


Faux dilemme (fausse dichotomie) : Un faux dilemme est une forme de raisonnement fallacieux qui présente deux options comme étant les seules possibles, alors qu’il existe en réalité d’autres options.


Fenêtre d’Overton : La fenêtre d’Overton est un concept qui décrit la plage des idées politiques, sociales ou culturelles acceptables dans l’opinion publique à un moment donné. Elle varie au fil du temps et des contextes.


Heuristique : Une heuristique est une méthode de résolution de problèmes ou de prise de décisions qui simplifie le processus en se basant sur des règles empiriques, des expériences passées ou des raccourcis cognitifs. Les heuristiques peuvent être utiles dans certaines situations, mais elles peuvent aussi conduire à des erreurs et des biais.


Homme de paille (Straw man) : Un argument de l’homme de paille est une technique de réfutation fallacieuse dans laquelle un individu présente une version simplifiée ou déformée de l’argument de son adversaire, puis la réfute facilement.


Inversion du fardeau de la preuve : L’inversion du fardeau de la preuve est un raisonnement fallacieux qui consiste à demander à son adversaire de prouver que sa propre affirmation est fausse, plutôt que de fournir des preuves pour étayer l’affirmation en question.


Méthode scientifique : La méthode scientifique est un processus systématique et rigoureux pour tester des hypothèses, recueillir des données et tirer des conclusions, en minimisant les erreurs et les biais.



Pente glissante : La pente glissante est un argument fallacieux qui prétend qu’une action entraînera inévitablement une série d’événements indésirables, sans fournir de preuves ou d’explications pour cette chaîne d’événements.


Pluralisme méthodologique : Le pluralisme méthodologique est un principe selon lequel différentes méthodes, approches et disciplines peuvent être utilisées pour étudier et comprendre un phénomène complexe, sans qu’aucune d’entre elles ne soit considérée comme universellement supérieure ou exclusive.


Postulat : Un postulat est une affirmation ou une hypothèse considérée comme évidente ou acceptée sans preuve, servant de base pour développer une théorie ou un raisonnement.


Preuve anecdotique : Une preuve anecdotique est une affirmation basée sur des expériences personnelles individuelles, qui ne sont généralement pas considérées comme suffisantes pour établir la véracité d’une affirmation.


Principe de parcimonie (rasoir d’Ockham) : Le principe de parcimonie est un principe philosophique selon lequel, lorsqu’on compare plusieurs hypothèses ou explications, celle qui fait le moins d’hypothèses et qui est la plus simple est généralement la meilleure.


Principe de précaution : Le principe de précaution est un concept éthique et politique selon lequel, en l’absence de preuves scientifiques concluantes, il est préférable d’éviter ou de minimiser les actions qui pourraient avoir des conséquences négatives importantes et irréversibles sur la santé, l’environnement ou la société.


Pseudo-science : La pseudo-science est un ensemble de croyances, de méthodes ou de pratiques qui prétendent être scientifiques mais qui ne respectent pas les principes et les méthodes de la science.


Raisonnement circulaire (pétition de principe) : Le raisonnement circulaire est une forme de raisonnement fallacieux qui consiste à soutenir une proposition en utilisant la proposition elle-même comme preuve, créant ainsi une boucle logique.


Réductionnisme : Le réductionnisme est une approche philosophique et scientifique qui consiste à expliquer les phénomènes complexes en termes de leurs parties ou de leurs éléments constitutifs les plus simples. Bien que le réductionnisme puisse être utile pour comprendre certains aspects d’un phénomène, il peut également conduire à une simplification excessive et à l’ignorance de facteurs importants.


Régression à la moyenne : La régression à la moyenne est un phénomène statistique qui se produit lorsque des valeurs extrêmes ou inhabituelles ont tendance à se rapprocher de la moyenne lors de mesures répétées. Ce phénomène peut être mal interprété comme étant le résultat d’une intervention ou d’un traitement.


Sophisme : Un sophisme est un argument apparemment logique mais en réalité fallacieux ou trompeur, utilisé pour induire en erreur ou manipuler.


Sophisme du joueur (gambler’s fallacy) : Le sophisme du joueur est un raisonnement fallacieux qui consiste à croire que les événements indépendants et aléatoires sont influencés par les résultats précédents. Par exemple, après une série de lancers de pièce donnant face, on pourrait penser que pile est « dû » à apparaître.


Sophisme génétique : Le sophisme génétique est un raisonnement fallacieux qui consiste à juger de la vérité ou de la fausseté d’une idée en se basant uniquement sur ses origines ou ses sources, plutôt que sur ses mérites ou ses preuves.


Témoignage : Le témoignage est une preuve fondée sur les déclarations ou les expériences personnelles d’un individu. Bien que les témoignages puissent parfois être utiles, ils sont souvent considérés comme des preuves faibles ou non fiables en zététique en raison de la possibilité d’erreurs, de biais ou de tromperie.


Test en double aveugle : Un test en double aveugle est une méthode expérimentale dans laquelle ni les participants ni les chercheurs ne savent quel traitement ou intervention est administré à chaque participant, afin de minimiser les biais et les effets placebo.


Zététique : La zététique est l’étude rationnelle et critique des phénomènes, en particulier des phénomènes paranormaux, pseudoscientifiques et extraordinaires.