
Découvrez le témoignage émouvant d’un professeur de collège qui a traversé une dérive sectaire et trouvé refuge dans la zététique. Alors qu’il pensait avoir trouvé une solution pour cultiver l’esprit critique, il dévoile comment la zététique, la REC et la Tronche en Biais s’est transformées sous l’influence d’idéologies politiques et de biais évidents. Plongez dans ce récit captivant et découvrez pourquoi il a pris la décision difficile de se désabonner des chaînes YouTube et d’arrêter d’en faire la promotion. Un appel à la science libre et neutre pour combattre le complotisme et défendre l’indépendance de l’éducation.
Bonjour, je prends ma plume afin de vous expliquer pourquoi je m’écarte du domaine de la zététique depuis quelques mois.
En préambule, je vais vous recontextualiser ce qui a pu me conduire à m’intéresser à la zététique. Je suis professeur de collège. En 2018, j’ai été victime d’une dérive sectaire. Mon ex-femme et moi avons décidé, en 2016, de partir vivre à la campagne afin de mener une vie plus écologiste et en accord avec nos convictions. Nous avons décidé de vivre de manière semi-autonome tout en continuant nos emplois respectifs. Néanmoins, rapidement, mon ex-femme s’est approchée d’un mouvement spirituel New Age en essayant de m’y entraîner avec elle. Yoga, écologie magique, soins « alternatifs » non basés sur la science, etc. Malgré mon intérêt pour ces idées de façon ponctuelle, je n’ai jamais adhéré totalement à sa nouvelle idéologie.
En 2018, le fossé qui se creusait entre nous à cause de sa nouvelle passion et le fait que je ne voulais pas m’écarter de ma rationalité face à son prosélytisme, nous ont poussés à envisager une séparation. Malheureusement, j’ai été très malade, et pendant cette période de faiblesse manifeste, j’ai consulté de multiples thérapeutes alternatifs. Reiki, lithothérapeute, naturopathe, etc. Le retard de traitement que j’ai subi m’a causé beaucoup de tort, mais j’ai malgré tout pu m’en sortir. J’ai pu m’en sortir grâce à des personnes qui ont su me ramener vers ma voie de prédilection, à savoir la rationalité et l’esprit scientifique.
Nous nous sommes séparés, et j’ai été ensuite victime de diverses tentatives d’intimidation de la part de mon ex-femme et de ses anciens amis, car j’avais vu l’autre facette de leurs entreprises lucratives pour lesquelles je refusais de participer.
Heureusement, dans toutes ces pérégrinations, j’ai eu la chance de découvrir la zététique. Tout d’abord, grâce aux livres de l’incroyable Henri Broch, avec lequel j’ai pu commencer à aiguiser mon esprit critique, mais aussi grâce à « La Tronche en Biais », via la vidéo « Les équateurs penchés », qui reste encore pour moi une référence pour entrer dans ce domaine quand on doute. Au fil du temps, j’ai pu travailler sur mes propres biais cognitifs, mais aussi réviser mon jugement concernant de nombreux sujets. J’organise régulièrement des ateliers d’esprit critique pour mes élèves, afin de transmettre à mon tour cette discipline qui a tout pour plaire sur le papier. J’ai ainsi pu empêcher la propagation de fausses informations autour de moi, ce qui est très important en période de COVID. J’ai également contribué à faire en sorte que de nombreuses personnes potentiellement victimes de dérives sectaires puissent se forger un esprit critique grâce aux vidéos de « La Tronche en Biais ». Pour tout cela, je remercie grandement « La Tronche en Biais », ainsi que tous les autres acteurs de la zétique.
Ils ne se rendent peut-être pas compte, mais leurs travaux ont peut-être été utiles pour le public. Néanmoins, il y a peu de temps et après une période très chargée pour moi où je n’ai pas pu m’intéresser aux réseaux sociaux, je suis tombé sur une longue série de tweets qui me racontaient des histoires au sein de cette branche. Ni une ni deux, j’ai pris mon billet pour la REC afin de clarifier les choses. N’oublions pas que la REC se tient dans un des bastions de la LFI.
Et là, quelle n’a pas été ma surprise. Sans entrer dans les détails, car le sujet n’est pas de débattre sur le pourquoi du comment, mais ma surprise était grande, tant l’idéologie d’extrême gauche/wokiste était présente. En discutant un peu autour de moi, j’ai pu entendre des énormités qui m’ont laissé sans voix. « Le complotiste est d’extrême droite », par exemple, chose que j’ai déjà entendue de la part de certaines figures d’autorité dont je tairai le nom. Ayant vécu une dérive sectaire issue de milieux d’extrême gauche et m’étant occupé de victimes – toutes partisanes de la gauche la plus extrême – je ne pouvais pas entendre de tels mots. Rajoutons à cela les débats sur l’identité de genre qui font rage, je ne reconnaissais plus la zététique. Que devais-je faire ? Renvoyer mes élèves, parfois en période de difficulté intense à la recherche d’eux-mêmes, vers des gens qui ne prenaient plus de gants pour cacher leurs accointances politiques ? Dire aux victimes que les chaînes YouTube vers lesquelles je les renvoyais feraient d’elles de parfaites petites soldates du wokisme ? Toutes ces choses ont créé une brisure en moi. Ce qui a été un point final a été l’arrêt de Monsieur Sam, dont la méthodologie sans faille et la bienveillance me touchaient particulièrement. Ses larmes ont résonné en moi comme la fin de la récréation au sein de la zététique.
De plus, je constate chaque jour les biais dont souffre la sphère zététique, refusant de voir certaines failles évidentes sous couvert de militantisme.
C’est pour cela que désormais, comme beaucoup, je me suis désabonné de la plupart des chaînes de zététique et j’ai mis un terme à l’écoute de ces personnes.
Pour finir, je reviendrai sur l’affaire de F. qui, je pense, est le commencement d’un quiproquo certain. Je reste persuadé à 100% que celle-ci, dans sa démarche, est sincère et n’a aucune approche en lien avec de la pédophilie, de quelque façon que ce soit. Néanmoins, je reste choqué de me dire que de tels propos peuvent être tenus au sein de l’éducation nationale. Avec ou sans contexte, une phrase prononcée peut être lourde de conséquences. Et nous devons cesser immédiatement de voir le monde à travers du prisme sexuel permanent. Nous devons rapidement rendre les écoles imperméables aux idéologies. Notre devoir est d’enseigner les disciplines dans leur neutralité la plus stricte. Libre aux élèves ensuite de décider eux-mêmes de la voie qu’ils prendront plus tard. L’apprentissage doit concerner la prévention et la globalisation, et non la pratique d’actes sexuels spécifiques ou la dédiabolisation de certaines pratiques.
Petite anecdote d’ailleurs : il m’arrive régulièrement de m’intéresser aux sciences sociales. Ces sciences sociales prennent de plus en plus de place dans la zététique, étonnamment celles-ci sont systématiquement orientées et souffrent de biais évidents dans leur construction. Mais elles attestent souvent une idée générale politique pratique pour ceux qui veulent les utiliser. Un bref séjour sur twitter permet de mettre en évidence quasiment immédiate l’orientation politique de leurs auteurs. Les sciences sociales doivent être une aide pour définir le contour d’un sujet, et pas une base scientifique pouvant faire argument d’autorité basé sur une seule étude validant une théorie. De plus je constate systématiquement une diabolisation des études sociales allant dans un sens contraire à celle de l’idéologie admise par ces personnes.
C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de quitter la zététique, d’arrêter d’en faire la promotion et de témoigner. Portez-vous bien, merci de m’avoir écouté, et n’oubliez pas que le plus important ce n’est pas de faire passer un message, mais de promouvoir une science libre et neutre. Sans quoi, le complotisme gagnera toujours. Mais après tout peut être que mon avis ne compte pas étant donné que je ne suis rien de plus qu’une petite personne faiblement diplômée et cisgenre et d’origine caucasienne de surcroît. (Petit tacle à une certaine personne de la REC)


4 réponses à “POURQUOI J’AI QUITTÉ LA ZÉTÉTIQUE : UN TÉMOIGNAGE BOULEVERSANT”
Outre les soucis de sources, il manque aussi la mention des auteurs de ces articles. Ça me semble nécessaire.
Une vidéo arrive prochainement concernant plus en détails et je répond sur le pourquoi il n’y a pas d’auteur par soucis de confidentialité sur ce témoignage.
Alors oui, il n’y a pas de sources ni de signature. Mais je vois un témoignage, donc quelque chose de forcément de parti pris. La personne le dit très bien : il s’est forgé son opinion au fur et à mesure.
Ce n’est pas pour moi un article de fond mais un cri du genre : « faites attention »,
c’est tout.
Après ce qui serait bien, c’est que quelqu’un reprenne cet article et l’analyse de façon zététique. J’avoue que ce ne sera pas moi. Pas assez de connaissances.
Je peux me tromper mais c’est mon ressenti et non une analyse.
Alors oui, il n’y a pas de sources ni de signature. Mais je vois un témoignage, donc quelque chose de forcément de
parti pris. La personne le dit très bien : il s’est forgé son opinion au fur et à mesure.
Ce n’est pas pour moi un article de fond mais un cri du genre : « faites attention »,
c’est tout.
Après ce qui serait bien, c’est que quelqu’un reprenne cet article et l’analyse de façon zététique. J’avoue que ce ne sera pas moi. Pas assez de connaissances.
Je peux me tromper mais c’est mon ressenti et non une analyse.